Les collectivités sont en première ligne de la transition vers une économie plus circulaire. Planification, prévention, collecte, valorisation : elles doivent transformer des objectifs nationaux en solutions adaptées aux réalités locales. Aux Assises de l’économie circulaire, les parcours 4 et 5, organisés en partenariat avec idealCO, mettront en lumière ces défis, de la stratégie territoriale à la gestion quotidienne.
La transition vers l’économie circulaire se joue largement à l’échelle locale. Les collectivités doivent à la fois réduire les volumes de déchets, améliorer leur valorisation, accompagner les changements de comportement et adapter leurs services à de nouvelles contraintes réglementaires, financières et environnementales. Leur rôle ne se limite donc plus à la collecte et au traitement : il s’étend à la prévention, à la planification et à l’organisation de nouvelles boucles de ressources sur les territoires.
C’est dans cette logique que les Assises nationales de l’économie circulaire s’associent à idealCO, réseau dédié aux acteurs publics locaux, pour proposer deux parcours spécifiquement consacrés aux collectivités. L’objectif : confronter les stratégies aux réalités du terrain et favoriser le partage d’expériences entre élus, techniciens, opérateurs et partenaires. Au total, 12 ateliers thématiques dresseront un panorama complet.
Parcours 4 : “Mieux accompagner les territoires”
Ce parcours se concentre sur les grands leviers de pilotage à disposition des collectivités. Il interroge la manière dont les territoires peuvent planifier leur transition, mobiliser les bons outils financiers et prévenir les risques.
Sobriété et Écologie Industrielle et Territoriale
Comment réduire les consommations de ressources à l’échelle locale ? Les échanges porteront notamment sur les plans de sobriété et l’écologie industrielle et territoriale, qui favorise les synergies entre acteurs économiques.
Déchets et Économie circulaire : alliance Région Territoires Entreprises
La planification régionale joue un rôle structurant dans la prévention et la gestion des déchets. Le SRADDET permet notamment d’articuler les politiques de déchets avec les grandes orientations d’aménagement.
Pratiques illégales : du signalement au jugement
Dépôts sauvages et filières non conformes restent un enjeu majeur pour les collectivités. Les échanges permettront d’aborder les leviers de prévention, de contrôle et d’intervention.
TGAP et tarifs incitatifs : outils de baisse des OMR
La fiscalité influence fortement les choix de gestion des déchets. TGAP et tarification incitative peuvent encourager la réduction des déchets résiduels et modifier les équilibres économiques des services.
PLPDMA : renouvellement, articulation des plans
Réduire la production de déchets demeure prioritaire. Les programmes locaux de prévention des déchets ménagers et assimilés constituent l’un des principaux outils pour structurer cette action.
Accidentalité, adaptation au changement climatique, risques assurantiels
Incendies, accidents ou événements climatiques peuvent fragiliser les équipements et les services. Les collectivités doivent désormais intégrer davantage ces risques dans leur organisation et leurs investissements.
Parcours 5 : “Mieux gérer les déchets au quotidien”
Ce second parcours s’intéresse directement aux réalités opérationnelles des territoires et des services. Organisation du tri, fonctionnement des déchèteries, propreté urbaine ou valorisation des biodéchets : l’objectif est d’améliorer l’efficacité des dispositifs existants tout en renforçant la qualité du tri et la valorisation des flux.
Biodéchets : une ressource à booster
Depuis la généralisation du tri à la source, les collectivités doivent adapter leurs dispositifs. Collecte séparée, compostage ou apport volontaire : les solutions doivent répondre aux spécificités de chaque territoire.
Déchèteries : vers des centres de ressources
Les déchèteries deviennent de véritables plateformes de tri, de réemploi et d’orientation vers des filières spécialisées. Leur fonctionnement se complexifie à mesure que les flux se diversifient.
Commande publique : retour sur la commande publique
La commande publique peut devenir un levier d’économie circulaire en intégrant davantage de produits réemployés, réutilisés ou recyclés dans les achats des collectivités.
Retour au sol de la matière organique
Compost et digestat permettent de redonner une utilité à la matière organique. Le défi consiste à développer des filières locales capables de garantir la qualité de ces matières et leur valorisation.
Protoxyde d’azote
Les bouteilles de protoxyde d’azote représentent un risque croissant pour les services de collecte et les installations de traitement. Leur prise en charge nécessite des réponses spécifiques.
Propreté de l’espace public
La gestion des déchets dans l’espace public reste un enjeu quotidien pour les collectivités. Elle implique à la fois organisation des services, équipements adaptés et sensibilisation des habitants.
En filigrane de l’ensemble des échanges, ces parcours visent à répondre à une question : comment rendre l’action publique locale plus lisible, plus efficace et surtout plus opérationnelle ?
Car le développement de l’économie circulaire dépend d’abord de sa dimension la plus concrète : celle des pratiques quotidiennes, des contraintes de terrain et des marges d’amélioration des services publics. Les collectivités sont dès lors des moteurs essentiels pour transformer les ambitions en solutions durables et opérationnelles.
Parcours 4, “Mieux accompagner les territoires”
et
Parcours 5, “Mieux gérer les déchets au quotidien”
Les 30 septembre et 1er octobre 2026
