Le groupe SPHERE est le leader français des emballages ménagers. Il interviendra aux prochaines Assises lors de la séance plénière 4, “Compétitivité de l’économie circulaire”. Un enjeu majeur pour accélérer le développement du secteur et assurer sa pérennité.
1) Quelle vision avez-vous des Assises des déchets et de l’économie circulaire, et quel est selon vous le sens et l’intérêt de cet événement ?
Les Assises sont l’un des rares moments où toute la chaîne de valeur se retrouve : industriels, collectivités, éco-organismes, pouvoirs publics. C’est utile, parce que les sujets sont devenus trop complexes pour être traités en silo. On voit bien que les décisions prises d’un côté ont des impacts immédiats ailleurs.
Dans ce contexte, leur intérêt est assez simple : mettre autour de la table ceux qui produisent, ceux qui réglementent et ceux qui mettent en œuvre, et confronter les réalités. C’est ce qui permet de sortir des postures et de revenir à des questions concrètes.
2) Pourquoi intervenez-vous sur cette thématique de la compétitivité de l’économie circulaire ?
Parce que la compétitivité reste une condition de réussite essentielle, et pas un sujet secondaire. Qui plus est pour un acteur industriel. Si les solutions issues de l’économie circulaire ne sont pas viables économiquement, elles ne passeront pas à l’échelle.
Pour un groupe comme SPHERE, c’est une réalité quotidienne : intégrer de plus en plus des matières recyclées ou biosourcées, automatiser les lignes de production, tout en restant compétitif face à des produits importés parfois moins-disant sur le plan environnemental. C’est là que se joue aujourd’hui la crédibilité de la transition.
3) Quels sont les enjeux principaux que vous souhaitez mettre en avant ?
Le premier enjeu, c’est l’accès aux matières. On parle beaucoup de circularité, mais dans les faits, les flux restent insuffisants ou instables, ce qui complique la production à grande échelle.
Le deuxième, c’est la concurrence. On ne peut pas demander aux acteurs européens de monter en exigence tout en laissant entrer sur le marché des produits qui ne respectent pas les mêmes règles.
Enfin, il y a un sujet très concret : l’usage. Les solutions existent, mais elles doivent être compréhensibles, acceptées et adoptées. Sinon, on reste dans des logiques de niche.
4) Dans quelle mesure les Assises peuvent-elles contribuer à répondre à ces enjeux ?
Elles ne vont pas régler ces sujets en deux jours, mais elles permettent quelque chose d’essentiel : mettre les contraintes sur la table.
Quand industriels, collectivités et pouvoirs publics échangent directement, on avance plus vite sur l’identification des blocages et sur des solutions réalistes. C’est aussi un endroit où l’on peut aligner les discours avec ce qui se passe réellement sur le terrain.
C’est à cette condition que l’économie circulaire pourra changer d’échelle, en restant à la fois ambitieuse et crédible, mais surtout viable économiquement.
Séance plénière 4
(Parcours 1 – Mieux produire)
Compétitivité de l’économie circulaire
Jeudi 1er octobre 2026 de 9h40 à 11h