Mieux produire : le parcours des Assises qui interroge l’avenir industriel

Comment produire autrement, sans perdre en compétitivité ? C’est la problématique centrale du parcours thématique “Mieux produire” des prochaines Assises nationales des déchets et de l’économie circulaire. À travers plusieurs ateliers, ce cycle explorera les transformations nécessaires pour adapter les modèles industriels aux exigences de sobriété, de souveraineté et d’économie circulaire.

Parmi les cinq parcours proposés cette année, celui intitulé “Mieux produire” sera axé sur les transformations nécessaires pour adapter nos modèles de production aux enjeux de l’économie circulaire. Intégration des matières recyclées, écoconception, sécurisation des ressources ou évolution des filières REP : les enjeux dépassent désormais la seule gestion des déchets.

Produire autrement dans un contexte de tensions sur les ressources

L’objectif est clair : pouvoir concilier performance économique et réduction de l’empreinte environnementale. Les Assises proposeront ainsi plusieurs temps d’échange autour des leviers susceptibles de renforcer l’essor et la compétitivité de l’économie circulaire : dispositifs réglementaires, modèles économiques, standards de qualité ou encore investissements industriels.

Plusieurs ateliers rythmeront ce parcours :

  • Plastique : quelle stratégie d’ici 2040 ?
  • Compétitivité de l’économie circulaire
  • Stratégie internationale : les matériaux critiques
  • Réforme de la filière bâtiment
  • Perspectives pour les énergies issues des déchets
  • REP : objectifs de moyens ou de résultats ?

Autant de thématiques qui interrogent en profondeur les chaînes de valeur industrielles, l’intégration des matières recyclées et les leviers d’écoconception.

Ce parcours contribue ainsi à structurer une réflexion collective sur les conditions d’une production plus durable, au cœur des stratégies industrielles et territoriales. 

Une réflexion sur la compétitivité des modèles circulaires

Autre axe majeur : la compétitivité de l’économie circulaire. Les coûts des matières recyclées restent souvent supérieurs à ceux des matières vierges, et les marchés sont encore insuffisamment structurés. La compétitivité dépend de conditions économiques favorables, d’incitations réglementaires et/ou économiques cohérentes, de standards de qualité et d’investissements durables offrant de la visibilité aux acteurs. Il s’agit de créer des chaînes de valeur solides, et d’aligner performance économique et impact environnemental.

Quels leviers permettront à l’économie circulaire de devenir compétitive et attractive pour les acteurs industriels ? Cette rencontre sera l’occasion d’échanger sur les modèles économiques, les dispositifs incitatifs et les stratégies pour stimuler l’offre et la demande de matières recyclées.

➡️ Lire notre interview du groupe SPHERE, leader français des emballages ménagers, qui participera à cet atelier.

Plastique : l’équation encore irrésolue

Parmi les sujets les plus sensibles figure celui du plastique.  Malgré les premiers effets de la loi AGEC – réduction des usages uniques, essor du réemploi, amélioration du recyclage – la production mondiale de plastique poursuit sa hausse. Et les projections sont préoccupantes : sans inflexion majeure, les plastiques pourraient représenter jusqu’à 19 % du budget carbone mondial en 2040. 

Parallèlement, l’industrie européenne du recyclage de plastique subit une crise sans précédent, fragilisée par les prix très bas du plastique vierge et par une chute marquée de la demande en matières recyclées.

Cet atelier reviendra sur les objectifs fixés par la loi AGEC et sur les progrès réalisés depuis sa promulgation. Il visera également à explorer les choix stratégiques, les innovations technologiques et les leviers permettant de tracer une feuille de route cohérente pour 2040